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Pour bien commencer …

Mitigation (d’origine latine :mitigare), signifie atténuation en matière de prévention de risques majeurs naturels. Il s’agit donc d’atténuer les dommages sur les enjeux pour les rendre plus supportables par la société.

Pour cela il est nécessaire de développer une politique de prévention qui vise à réduire d’une part la vulnérabilité des enjeux et d’autre part l’intensité de certains aléas tels que les inondations, les avalanches, aléas liés à des phénomènes climatiques et géologiques.
La mitigation des risques naturels est une composante du développement durable : on investit aujourd’hui en prévision de phénomènes qui auront lieu demain.

Ce concept implique :

  • La définition de règles et de contrôles de maîtrise d’ouvrage
  • Le développement d’un savoir adaptés aux besoins locaux.
  • L’institution d’aides et de financements .
  • L’information de tous les publics de l’intérêt de cette approche alternative.

La mitigation est une véritable stratégie de développement durable.

 Résilience (du verbe latin resilio, ire, sauter en arrière), d’où rebondir, résister (à la déformation).

  • en écologie, la résilience est la capacité d’un écosystème ou d’une espèce à récupérer un fonctionnement et/ ou un développement normal après avoir subi un traumatisme ;
  • en économie, la résilience est la capacité à revenir sur la trajectoire de croissance après avoir encaissé un choc.
  • en physique, la résilience est la résistance d’un matériau à un choc ;
  • en psychologie, la résilience est un phénomène psychologique consistant à prendre acte de son traumatisme pour ne plus vivre dans la dépression ;
  • dans le domaine de la gouvernance, de la gestion du risque et du social, la résilience communautaire associe les approches précédentes en s’intéressant au groupe et au collectif plus qu’à l’individu isolé.

Ces définitions “wikipédiennes” placent le décors. Au regard des conséquences des catastrophes naturelles sur notre société, il semble effectivement urgent que nous développions une capacité à réduire l’impact de ces dernières sur nos activités, mais également que nous développions cette autre capacité, celle qui consiste à se remettre rapidement de l’effet produit par la catastrophe elle-même.

Mais pour cela, il est nécessaire de prendre conscience de l’existence des risques sur notre territoire, sans se voiler la face, ni faire du catastrophisme, simplement en regardant les choses telles qu’elles sont, en acceptant que tout ne peut pas être sous contrôle, tout au moins selon l’angle que nous utilisons aujourd’hui pour contrôler.

A l’heure ou débute cette nouvelle année 2010, signe pour certains de l’arrivée prochaine de la crue du siècle sur Paris (la précédente remontant à 1910, et étant “dite centennale” - je reviendrais ultérieurement sur cette définition -l’inconscient collectif l’attend donc pour cette année …), il est temps de réorienter nos actions vers un aménagement plus adapté à la structure des territoires, et à des pratiques moins vulnérables.